Depuis le début des années 2000, les pays africains mettent en place des législations concernant la parité, ou des quotas pour la représentation des femmes au sein de leurs institutions politiques.
Au Sénégal, la loi sur la parité, mise en place en 2010, exige une alternance de genres sur les listes électorales pour plusieurs types d’élections. Cette mesure a favorisé la présence des femmes à l’Assemblée nationale et au sein des collectivités locales.
Cependant, cette loi n’impose pas la parité au sein du gouvernement. La nomination des ministres relève du seul ressort du président de la République, sur proposition du Premier ministre.
Au Tchad, contrairement au Sénégal, une ordonnance de 2018 établit la parité hommes-femmes, aussi bien dans les fonctions électives que nominatives. Le décret d’application de 2021 précise que la parité vise « l’égal accès des femmes et des hommes aux instances de prise de décision dans les fonctions électives et nominatives ».
Des mécanismes obligatoires encourageant la présence des femmes, principalement sur les listes électorales, ont aussi été instaurés récemment dans le cadre des réformes concernant les fonctions électives.
Ces mesures ont permis d’atteindre une représentation féminine de 34 % dans la composition de l’Assemblée nationale, à la suite des élections de 2024-2025, soit 64 femmes sur un total de 188 députés.
Au sein du gouvernement tchadien, remanié le 1er avril 2026, on compte 12 femmes, parmi les 37 membres du gouvernement (ministres, ministres délégués et secrétaires d’État), soit environ 32 % de représentation féminine.
Les autorités tchadiennes visent donc à avancer progressivement vers une représentation plus équilibrée des deux sexes.
En dépit de ces progrès, l’égalité réelle n’est pas encore une réalité. Loin d’être égales, les femmes sont encore peu présentes dans divers postes décisionnels, et des freins sociaux, économiques et culturels entravent toujours leur implication en politique.



