RDC: “Une ordonnance présidentielle fixera les termes et les modalités d’organisation du dialogue national” (Muyaya)
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Le président Félix Tshisekedi a annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national inclusif et résolument républicain. C’était ce vendredi à l’issue d’une rencontre tenue avec les représentants des principales confessions religieuses de la RDC.
Au cours d’un briefing de presse organisé à la suite de cette annonce, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’une ordonnance fixera le cadre, les modalités et les détails de l’organisation du dialogue national, réclamé depuis plusieurs mois par une partie importante de la classe socio-politique congolaise.
“Le Président de la République, garant de la nation article 69 de la Constitution agissait à ce titre et donc dans les jours qui viennent, il prendra une ordonnance qui fixera les termes et les détails de comment ce dialogue devra être organisé. Je rappelle que c’est lui-même qui sera à la manoeuvre pour l’organisation de ce dialogue, évidemment les tâcherons y compris donner aux chefs des confessions religieuses pour voir dans quelle mesure construire justement cette cohésion en faisant venir les congolais et Congolaises de partout qui sont comme nous animés de la volonté de finir l’agression et d’assurer la cohésion nationale de notre pays”, a déclaré Patrick Muyaya.
Cette évolution, marquée par l’engagement ferme de Félix Tshisekedi en faveur de la convocation d’un dialogue national, intervient dans un contexte sociopolitique marqué par la recherche d’un consensus face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23. Elle survient également dans un climat de fortes divergences autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. L’opposition accuse la majorité au pouvoir de vouloir changer la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats prévue par la loi fondamentale. De son côté, le pouvoir rejette ces accusations.
Cette nouvelle séquence politique intervient également alors que les initiatives diplomatiques en cours peinent à produire des résultats tangibles. Les accords de Washington, conclus sous l’égide des États-Unis d’Amérique pour tenter de rapprocher Kinshasa et Kigali, ainsi que le processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, n’ont pas encore permis d’améliorer significativement la situation sur le terrain. Malgré les nombreuses réunions et les efforts des médiateurs, les combats et les tensions persistent, tandis que les différentes parties continuent de s’accuser mutuellement de violer les engagements pris dans le cadre des processus de paix.
Cette étape a également été précédée par une série de consultations menées au niveau régional, notamment au Burundi, en République du Congo (Congo-Brazzaville) et en Angola. À travers ces échanges, les différents chefs d’État ont exprimé leur volonté de s’impliquer afin d’aider la République démocratique du Congo à sortir de cette impasse. Selon eux, il est indispensable de préserver l’unité nationale pour faire face ensemble aux défis liés au développement du pays et défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
Clément MUAMBA



