Un conflit croissant
Le ton est monté d’un cran dans la crise politique sénégalaise. Lors d’un meeting tenu le 12 juillet à Mbacké, Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, a multiplié les attaques frontales contre le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement.
Accuses frontales
Sonko a accusé l’exécutif d’avoir renoncé à la renégociation souverainiste des contrats pétroliers, gaziers et miniers, promesse phare de la coalition au pouvoir. Dans un discours diffusé largement sur les réseaux sociaux dès le lendemain, Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de trahison du projet Pastef et pointé la corruption au sein de l’appareil d’État.
Une menace de censure
La menace est explicite : il évoque le dépôt d’une motion de censure pour faire tomber le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô, nommé Premier ministre le 25 mai dernier selon un décret présidentiel.



